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Paquet de Nairobi : courage et créativité !

Alors que les délégués entament la dernière ligne droite des négociations ici à Nairobi, le Climate Action Network (CAN) attend des avancées à la hauteur du défi auquel est confronté la Communauté internationale. Le changement climatique est la plus grande menace sur la sécurité que l’Homme ait jamais connue : les présentes négociations et les actions entreprises au niveau national doivent montrer que les Parties sont fermement décidées à éviter des changements climatiques dangereux.

Alors que les délégués entament la dernière ligne droite des négociations ici à Nairobi, le Climate Action Network (CAN) attend des avancées à la hauteur du défi auquel est confronté la Communauté internationale. Le changement climatique est la plus grande menace sur la sécurité que l’Homme ait jamais connue : les présentes négociations et les actions entreprises au niveau national doivent montrer que les Parties sont fermement décidées à éviter des changements climatiques dangereux.

Le récent rapport Stern sur le coût des changements climatiques est le dernier appel à l’action. Le jour où l’humanité n’aura plus la possibilité de limiter le réchauffement global en dessous de 2°C se rapproche à grands pas. Si rien n’est fait, le réchauffement sera bien plus important et l’impact sur l’économie globale considérable car le coût de l’action est bien moins élevé que celui de l’inaction. Le chiffre de 1% du PIB est cohérent avec de nombreuses évaluations du coût de l’action. Depuis quasiment deux décennies, les scientifiques nous disent que des réductions drastiques sont nécessaires pour éviter un changement climatique destructeur de nos économies, de nos sociétés et de notre environnement.

Dans ce contexte, prendre son temps est tout simplement irresponsable. Chers délégués, le monde a le regard tourné vers vous : le bien être des communautés et des économies est entre vos mains. Les Parties doivent expressément se mettrent d’accord pour finir l’examen du Protocole en 2008 et les travaux du Groupe de Travail Spécial sur les futurs engagements des pays industrialisés en 2009. Ce calendrier est essentiel pour lancer les négociations l’année prochaine et garantir la continuité entre les périodes d’engagements. Nairobi doit être la rampe de lancement des négociations formelles à COP/MOP3.

Nous avons besoin de courage, de créativité et de flexibilité pour finaliser ce « paquet de Nairobi », et il y a encore quelques raisons d’espérer.

Le CAN accueille très favorablement les signaux envoyés ces derniers jours par un certain nombre de pays en développement qui ont mis sur la table des propositions concrètes pour aller de l’avant. Cependant, et malheureusement, d’autres délégués n’ont pas joué le jeu en restant plus en retrait et il faudra contourner les obstacles mis sur la route par ces retardataires.
L’échec que constituerait un non-respect des engagements existants et l’incapacité à fixer des objectifs plus ambitieux mettraient en péril la sécurité du monde dans lequel nous vivons. Aucun pays ne peut être autorisé à faire comme si de rien n’était et ne pas participer équitablement au système. Les Parties sont responsables devant leurs populations et les générations futures.

ENCADRE
Il y a deux semaines, ECO vous a rappelé l’espoir que suscitait cette COP/MOP pour l’Afrique. Cette conférence devait être celle où les Parties reconnaissaient leurs responsabilités envers les régions les plus vulnérables, comme l’Afrique, et envers les générations futures. Au cours de cette conférence, les impacts du changement climatique sur le continent africain ont été largement décrits. Ainsi, des régions entières du Kenya souffrent aujourd’hui d’une sécheresse qui a commencé en 2003 ; au Nord du Pays, les éleveurs ont perdu plus de 10 millions de têtes de bétail ; deux tiers de la population  de la région du Turkana ont vu leurs habitations détruites ; les éleveurs Massaï ont eux aussi perdu une partie importante de leurs troupeaux.

Dans leurs discours hier, les Ministres ont rappelé la nécessité d’améliorer le Protocole de Kyoto. Mais les Parties ont-elles réellement envie de progresser sur ce point ? Il ne reste qu’une fenêtre étroite pour saisir cette opportunité et développer des actions plus ambitieuses afin de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables. ECO presse les Parties d’aller de l’avant dès maintenant, afin de prendre la mesure des enjeux auxquels l’humanité est confrontée.