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Postulant à l’Annexe B : besoin d’un processus clair
La proposition biélorusse a mis en lumière le besoin d’élaborer un processus crédible pour les Parties voulant rejoindre les pays de l’Annexe B pour la première période d’engagement. Il est aussi nécessaire d’avoir un processus clair sur la façon dont les objectifs sont approuvés par les autres Parties. Les deux sont essentiels pour garantir l’intégrité et la transparence du Protocole et cela devrait être discuté lors de la prochaine session du SBSTA. De plus, les termes selon lesquels la Biélorussie entrera dans l’Annexe B risquent de créer un précédent pour les futurs entrants et le régime après 2012.
La proposition biélorusse a mis en lumière le besoin d’élaborer un processus crédible pour les Parties voulant rejoindre les pays de l’Annexe B pour la première période d’engagement. Il est aussi nécessaire d’avoir un processus clair sur la façon dont les objectifs sont approuvés par les autres Parties. Les deux sont essentiels pour garantir l’intégrité et la transparence du Protocole et cela devrait être discuté lors de la prochaine session du SBSTA. De plus, les termes selon lesquels la Biélorussie entrera dans l’Annexe B risquent de créer un précédent pour les futurs entrants et le régime après 2012.
L’objectif proposé par la Biélorussie représente 95% de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 1990. Cet objectif est cependant supérieur de 2% du plus mauvais scénario d’émissions, calculé par la Biélorussie elle-même (93%), alors que les émissions actuelles sont inférieures de plus de 45% au niveau de 1990.
Il n’y a pas de doute que cela a été atteint en partie par des mesures de réductions des émissions de GES, principalement par des substitutions entre les sources d’énergie fossiles. Cependant, un objectif tel que celui proposait par la Biélorussie conduirait inévitablement à l’entrée d’air chaud supplémentaire dans le système et cela réduirait l’efficacité environnementale du Protocole de Kyoto.
Cet objectif ferait baisser le prix de marché des Certificats de Réduction d’Emissions, d’autant plus que la demande a été affaiblie par la sortie des Etats-Unis du Protocole, et réduirait la compétitivité de certains projets du Mécanisme de Développement Propre (MDP).
ECO reconnaît les efforts de la Biélorussie pour augmenter son utilisation d’énergies renouvelables et adopter des mesures d’efficacité énergétique. Elle a réussi à découpler la croissance de son PIB et ses émissions, qui sont quasiment stables depuis 1995. ECO note également l’implication de la Biélorussie sur le thème de la Mise en Œuvre Conjointe (MOC). Néanmoins ECO encourage la Biélorusse à proposer un objectif de réduction de ses émissions qui soit cohérent avec ce découplage.


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