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CCS : vous avez dit louche ?
Vous souvenez-vous du débat incroyable, il y a quelques années de cela, concernant l’intégration de l’énergie nucléaire dans le mécanisme de développement propre (MDP)? Les Parties avaient alors résisté à la pression du lobby nucléaire et réussi à exclure ce type d’énergie du MDP et du Protocole de Kyoto. Aujourd’hui, le même type de débat est de retour avec la technologie du captage et stockage du carbone (CSC).
Vous souvenez-vous du débat incroyable, il y a quelques années de cela, concernant l’intégration de l’énergie nucléaire dans le mécanisme de développement propre (MDP)? Les Parties avaient alors résisté à la pression du lobby nucléaire et réussi à exclure ce type d’énergie du MDP et du Protocole de Kyoto. Aujourd’hui, le même type de débat est de retour avec la technologie du captage et stockage du carbone (CSC).
L’Australie, le premier pays exportateur de charbon au monde, semble se réjouir des discussions en cours. Les entreprises productrices de charbon ne semblent pas non plus mécontentes de cela. L’intégration du CSC dans le MDP permettrait en effet aux pays non-Parties d’avoir un pied dans le Protocole.
Mais revenons un peu à la réalité australienne et regardons ce qui se dit au sein de l’agence de recherche du gouvernement australien - ABARE. Cette agence considère qu’une large diffusion et adoption des énergies renouvelables et que l’utilisation des technologies de CSC dans certaines régions clés permettront d’atteindre en 2050 un niveau d’émission de gaz à effet de serre mondial égal à 26% en dessous du niveau de référence.
Cela paraît concevable si ce n’est que ce niveau de référence considéré est de plus de 25 Gigatonnes d’équivalent carbone en 2050. En d’autres termes, dans ce scénario « CSC », il y aurait une croissance des émissions de gaz à effet de serre de plus de 70 % d’ici à 2050 ! Rappelons que selon les scientifiques, une réduction des émissions mondiales de 50% sur la même période est nécessaire.


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