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Canada : le vilain petit canard du Protocole de Kyoto
Dernière preuve en date du faible intérêt de l’actuel Gouvernement Canadien envers ses obligations au titre du Protocole : ECO a appris que le Premier Ministre, M. Stephen Harper, a annulé sa participation à un Sommet entre l’Union européenne et le Canada qui doit avoir lieu ce mois-ci en Finlande, le changement climatique étant à l’ordre du jour. Son excuse ? L’impératif d’être présent à la Chambre des Communes. L’un des partis de l’opposition avait pourtant proposé de suspendre tout vote durant son absence.
Dernière preuve en date du faible intérêt de l’actuel Gouvernement Canadien envers ses obligations au titre du Protocole : ECO a appris que le Premier Ministre, M. Stephen Harper, a annulé sa participation à un Sommet entre l’Union européenne et le Canada qui doit avoir lieu ce mois-ci en Finlande, le changement climatique étant à l’ordre du jour. Son excuse ? L’impératif d’être présent à la Chambre des Communes. L’un des partis de l’opposition avait pourtant proposé de suspendre tout vote durant son absence.
Alors, le Canada serait-il devenu le vilain petit canard du Protocole de Kyoto ? Un homme pas si sage que ça a dit : “si ça ressemble a un canard, que ça marche comme un canard et que ça fait coin-coin, c’est qu’il s’agit probablement d’un canard”.
Les ONG environnementales sont également soucieuses d’obtenir une réponse de la part de la Ministre de l’Environnement canadienne, Mme Rona Ambrose. En effet, les ONG canadiennes l’ont interpellé la semaine dernière via une soumission lui rappelant son “devoir d’agir” pour réglementer les émissions de gaz a effet de serre, et ce en vertu de la Section 166 de l’Acte de Protection de l’Environnement canadien.
Ce dernier prescrit au Ministre de prévenir, de contrôler ou de remédier à la pollution de l’air émise par le Canada. Et ce, afin de respecter un traité international juridiquement contraignant pour le Canada. Les ONG donnent à la Ministre 30 jours pour présenter un plan de mise en conformité, délai qui lui laisse le temps d’assister a la conférence de Nairobi et de consulter ses homologues internationaux.
ECO cherche la raison de ces rendez-vous manqués, du désengagement du Gouvernement vis-à-vis de ses objectifs de Kyoto et plus généralement, de l’abandon par le Gouvernement canadien de ses responsabilités quant à la protection du climat.
Est-ce que cela signifie que l’actuel Gouvernement conservateur se fiche du changement climatique ? Est-ce que la Ministre de l’Environnement n’a pas été assez sensibilisée par son département scientifique sur les causes du dérèglement du climat ?
Nous attendons avec impatience une clarification de la part de Mme la Ministre Rona Ambrose, la semaine prochaine, lors de sa venue à Nairobi.


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