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CSC : Ne mettons pas la charrue avant les bœufs !

Aujourd’hui, la COP/MOP va aborder la question de l’inclusion du Captage et du Stockage du Carbone (CSC) dans le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP). L’article 12 du Protocole de Kyoto prévoie que le but du MDP est d’aider les Parties non-Annexe 1 à atteindre les objectifs du développement durable. Le MDP doit ainsi permettre aux pays en développement de sortir de la voie non durable d’une économie centrée sur les énergies fossiles.

Aujourd’hui, la COP/MOP va aborder la question de l’inclusion du Captage et du Stockage du Carbone (CSC) dans le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP). L’article 12 du Protocole de Kyoto prévoie que le but du MDP est d’aider les Parties non-Annexe 1 à atteindre les objectifs du développement durable. Le MDP doit ainsi permettre aux pays en développement de sortir de la voie non durable d’une économie centrée sur les énergies fossiles.

 

Cependant, le MDP a souvent manqué sa cible. Dans de nombreux cas, seuls les bénéfices « climatiques » des projets sont crédités et les impacts en terme de développement durable sont bien moins présents. Si le CSC, technologie extrêmement coûteuse, est inclue dans le MDP, cela pourrait détourner les investissements des projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables qui ont de nombreux bénéfices de long terme. Les petits projets, qui bénéficient directement aux populations locales mais génèrent peu de crédits, resteraient également sur le bord du chemin.

 

Les partisans du CSC espèrent que l’inclusion dans le MDP favorisera le développement de cette technologie. Le CAN International pense pourtant que les questions portant sur le choix de sites appropriés, les pratiques pour garantir la permanence du stockage du CO2, la surveillance, la comptabilisation, la vérification et le système de responsabilité en cas de relargage du C02 stocké doivent être traitées avant que toute décision ne soit prise sur ce sujet.

 

Le CAN est en particulier très inquiet sur les sujets suivants, qui doivent impérativement être traités avant de prendre la décision d’inclure le CSC dans le MDP :

·        Développement durable : avec le manque de critères pour garantir une sélection appropriée des sites et des opérations de captage et stockage, l’intégrité environnementale de cette technologie n’est pas encore garantie. C’est pourtant l’une des conditions requise par les Accords de Marrakech.

·        Comptabilisation et octroi de crédits : les incertitudes demeurent sur ce qu’il faudra faire si une fuite intervient alors que le projet a déjà été crédité.

·        Autres points : les questions de permanence, de responsabilité et d’assurance contre les fuites doivent être traitées dans un cadre adapté. Les opérateurs de projets de CSC auront la charge de démontrer aux autorités régulatrices dûment constituées que les sites de stockage ont les caractéristiques géologiques pour assurer une rétention définitive et ont développé des plans d’action en cas d’urgence.

 

C’est pourquoi ECO pense qu’aucune décision sur l’inclusion du CCS dans le MDP ne devra être prise tant que ces questions n’auront pas été résolues. Sans un traitement adéquat des risques et de notre responsabilité envers les générations futures et l’environnement, le CSC pourrait compromettre les objectifs de développement durable du MDP.