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Très chère Rona, vous nous manquez déjà.
Le temps file, dit-on. Le dicton s’applique à merveille au cas de la présidence de la COP et de la COP/MOP, assumée par la ministre canadienne de l’Environnement, Rona Ambrose. Cette dernière, reprenant les rennes des négociations après la brève - mais Ô combien impressionnante - performance de son prédécesseur, l’ex-ministre canadien Stéphane Dion, héritait d’un plan de travail qui en aurait rebuté plus d’un optimiste, entre le travail sur l’article 3.9, le Dialogue et la proposition de la Russie sur la question du Kazakhstan.
Le temps file, dit-on. Le dicton s’applique à merveille au cas de la présidence de la COP et de la COP/MOP, assumée par la ministre canadienne de l’Environnement, Rona Ambrose. Cette dernière, reprenant les rennes des négociations après la brève - mais Ô combien impressionnante - performance de son prédécesseur, l’ex-ministre canadien Stéphane Dion, héritait d’un plan de travail qui en aurait rebuté plus d’un optimiste, entre le travail sur l’article 3.9, le Dialogue et la proposition de la Russie sur la question du Kazakhstan.
Sans perdre un instant, la nouvelle ministre de l’Environnement du Canada et Présidente de la COP et de la COP/MOP se mit à l’œuvre en commençant par éliminer la plupart des mesures canadiennes pour mettre en œuvre le Protocole de Kyoto. Bien sûr, elle a dû faire face à tous ces partis d’opposition et à leurs motions parlementaires et projets de lois visant à la forcer à respecter les engagements internationaux du Canada à l’égard du Protocole de Kyoto. Mais peut-être ces parlementaires de bonne volonté avaient-ils interprété de façon un peu trop optimiste les propos du nouveau premier ministre canadien, Stephen Harper, qui affirmait, en arrivant aux affaires « J’ai toujours dit que le Canada ne pourrait atteindre les objectifs de Kyoto, ne pouvait les atteindre. Ça, c’est la réalité. Mais nous voulons faire des progrès ». Comme ministre de l’Environnement, Madame Ambrose s’empresse de dissiper tout malentendu : « Soyons clair : nous sommes partie prenante du Protocole de Kyoto, nous travaillons avec nos partenaires des Nations Unies ».
A vrai dire, madame la ministre, vous n’avez fait qu’une visite éclair de 24 heures à Bonn pour les assises du SB24, vous ne vous êtes pas donné la peine de vous pointer à Genève à la rencontre préparatoire de COP12, ni au Mexique à la conférence du G8+5, où vous avez préféré vous faire représenter par un sous-ministre adjoint. Il est vrai que la Grande-Bretagne avait décidé de n’y déléguer que 3 ministres. Cela en dit long sur l’importance que vous accordez au présent cycle de négociations internationales…
Vous nous quittez déjà, Madame Ambrose ? Vous allez nous manquer.


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